Pour une cuisine moderne, le tout-bois-massif n'est ni l'option la plus économique, ni la plus stable face à l'humidité. La pratique courante est un mix bois massif + matériaux dérivés, choisi élément par élément.
Caissons (structure cachée)
On opte généralement pour des panneaux contreplaqué mélaminé 18-19 mm. Stables, économiques, parfaitement adaptés à l'environnement humide d'une cuisine. Large choix de décors (unis blanc/noir/gris, imitations bois, anti-traces super-mat). Les caissons internes ne se voient pas — pas besoin de bois noble dessus.
Façades (visibles)
Là, vous avez le choix : bois massif (sapelli, doussié, wengé, okoumé) pour un rendu chaleureux et noble, ou stratifié haute pression pour un look contemporain plus facile d'entretien. Le bois massif demande huilage régulier et tient mieux dans le temps si bien entretenu. Le stratifié reste impeccable 15+ ans sans effort.
Plans de travail
Trois familles principales — bois massif (iroko, doussié, moabi, wengé) chaleureux mais demande huilage tous les 6-12 mois et craint les chocs thermiques directs (toujours un dessous de plat). Stratifié haute densité, hygiénique et économique, idéal usage intensif. Pour pierre, quartz ou granit, on travaille avec un partenaire spécialisé — hors menuiserie pure.
Notre approche
On recommande un mix : caissons en contreplaqué mélaminé, façades en bois massif (les essences ci-dessous), plan de travail au choix selon usage. Les essences listées sont celles qu'on utilise pour les façades visibles, l'îlot central et les plans de travail bois.